Malte

L'île de Malte, c'était mon premier voyage sans mes parents, et ma première fois en avion.

J'étais pré-ado et la mère de mon amie a proposé à la mienne de nous confier à UCPA, les colos loisirs. 

(La seule et unique fois que je suis partie en colo, petite, ça me terrorisait.)

Nous voilà donc toutes les trois dans le train pour Paris, puis dans l'avion pour un super bel endroit. (Endroit dont je ne connaissais pas l'existence avant qu'on m'ait proposé d'y aller).

Je me souviens du stress que j'ai eu avant mon premier décollage, je redoutais ce qui allait se passer, j'écoutais Shakira avec mon iPod Shuffle.

Quand je demandai à la jeune fille à côté de moi ce que ça faisait, elle m'a répondu qu'elle ne sentait plus rien car son père était pilote elle avait pris l'habitude.

J'étais face à moi même et à mon angoisse, haha.

Finalement, après le super coup d'accélérateur, je respirais toujours, et je me disais 'si tu arrives encore à penser et à respirer c'est que ça va'.

Je ne m'étais pas rendue compte réellement de là où on avait atterri.  C'était une immense colo, pas du genre famille et petit comité, mais plus des troupes de jeunes ados à encadrer sur les plages.

Comme j'étais avec mes amies, j'ai passé un super séjour, même si deux semaines pour une première fois loin de chez soi, c'était un peu long. Mais quelle chance j'ai eu, de voir des oursins, de l'eau si claire.

L'île de Comino, c'était la plus belle chose à voir.

L'eau était cristalline à plusieurs mètres de profondeur et c'était à s'y méprendre. Comme si mes pieds étaient au sol, mais ne touchaient pas le fond.

Je me souviens de la chaleur à La Valette. Malte c'est un peu comme un gros rocher, avec des figues de Barbarie et des cactées. On apprenait l'anglais le matin dans une école, mais les gens parlent un mélange de français, d'arabe, d'anglais et  d'italien: le maltais. J'en ai très peu appris sur la culture locale malheureusement.

Aussi, je garde l'un de mes souvenirs les plus cher. C'est en nageant dans une eau bleu claire le soir, que j'ai laissé mon petit corps flotter avec mon gilet de sauvetage, en regardant le ciel, je me suis dit: 

' Mon dieu, je suis là, et pourtant, si loin de chez moi."

 

Et j'imaginais le chemin qu'avait fait l'avion de Paris jusque là. Et là,  je réalisais ma chance.

 

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